Bonne année !
« Bonne année », voilà une injonction qui ne vous surprendra pas. Au-delà de la formule et mis à part l’introduction facile d’un texte de mois de janvier, je me permets quelques remarques supplémentaires. Cette année verra le renouvellement du conseil presbytéral. Nous pouvons œuvrer pour que l’année soit bonne pour tous, mais souhaiter la bonne année n’a de sens que si nous croyons que nous y sommes pour quelque chose. Cela fait de nous des acteurs obligés, reconnaissants de ce que nous vivons et confiants face à l’avenir. L’Église est là pour nous y aider. Nous venons nous y ressourcer et nous pouvons participer à en faire une vitrine de notre espérance. Pour qu’elle demeure, elle doit être gérée par une équipe qui veille à son fonctionnement d’une part et au maintien de sa pertinence d’autre part.
Autrefois, le conseil presbytéral s’appelait « le conseil des anciens ». La société et notre vision de l’Église a évolué et nous avons une tendance naturelle en tant qu’humains à nous approprier les choses. C’est une des raisons pour laquelle il est nécessaire de renouveler régulièrement le conseil qui, autour du pasteur, accepte la charge de l’administration de la paroisse. Il ne s’agit pas de faire de son fonctionnement une fin en soi ni de la figer dans des habitudes. L’Église est un moyen utile pour que nous participions tous ensemble à la réalisation d’un monde meilleur. Ce sont ses membres qui viennent s’y ressourcer et témoigner tous ensemble que Dieu est parmi nous et en nous.
La gestion de notre Église (patrimoine commun) doit donc changer régulièrement de mains. Nous sommes tous redevables les uns aux autres d’être, d’avoir été, de devenir ou redevenir conseiller presbytéral. La reconnaissance est grande aussi pour celles et ceux qui sont en charge d’un ministère non intégré au conseil et tout aussi important comme celui d’apporter des fleurs, d’accompagner les chants, d’animer un groupe, de gérer le site Internet, de donner du temps pour la catéchèse ou même de changer une ampoule grillée et j’en passe.
Le remplacement du conseil presbytéral est une étape importante que nous devons soigner en accueillant les nouveaux conseillers dans la joie et la confiance (nous aurons le moment autour de l’assemblée générale du 17 mars pour cela), mais nous devons nous souvenir que le conseil presbytéral ne doit pas être seul. Il s’appuie sur l’existence d’une communauté qui est là pour l’encourager et l’épauler dans bien des domaines pratiques de la vie de l’Église. C’est aussi pour cela que l’Église Protestante Unie en Vallée de Chevreuse est vivante. Avec AGAPÉ et l’AJVC, le conseil presbytéral est là pour veiller à « garder le cap » de l’Église avec à l’esprit les paroles du Psaume 127 « Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent y travaillent en vain ».
Alors, faisons de 2024 une bonne année.
Jean-Claude Lacroix (président du Conseil presbytéral)