Garder confiance ensemble

Le temps de Carême est profondément troublé par la pandémie provoquée par un virus très contagieux et redoutable pour les plus fragiles d’entre nous. Chaque pays met en place des réponses sanitaires, économiques, politiques – sans concertation, sans solidarité concrète.

Face à un défi sanitaire sans égal dans les cent dernières années, la plupart des dirigeants politiques européens, notamment, ferment les frontières dans l’espoir de contenir la contagion. Ces replis ne sont-ils pas porteurs d’encore plus d’exclusion ? D’autres décisions vouent à un sort affreux des milliers de migrants qui tentent de quitter des territoires d’effroi. Mais que répondre face à cette crise sanitaire, sociale, économique qui enfle ?

Laisserons-nous le repli sur soi l’emporter ?

La confiance dans les efforts, le dévouement de l’ensemble des personnels hospitaliers, des médecins de ville pour affronter cette pandémie ; la confiance dans ce qu’il y a de meilleur dans le cœur des femmes et des hommes de ce pays doit demeurer.

Le Conseil presbytéral s’est exprimé dès la mi-mars via le site Internet de notre Église sur cette épidémie, et il a pris les premières décisions ont été prises, à savoir suppression des cultes suivie très vite par la suppression de toutes les activités jusqu’à nouvel ordre.

Le Conseil s’engage à tenir informés les paroissiens et les invite à consulter le site Internet et le calendrier des activités (onglet “Agenda”) qui seront régulièrement mis à jour.

La rubrique « Liens pour vous ressourcer » permettra à chacun de trouver du réconfort dans les prédications, les chants et les contes.

« C’est dans la confiance et la solidarité que nous entamons ces prochaines semaines dans l’attention portée à toutes et tous » – c’est ainsi qu’Emmanuelle Seyboldt, présidente du conseil national de l’EPUdF, évoque dans son communiqué du 17 mars les mesures de confinement imposées par l’épidémie de Covid-19 en insistant sur les défis qui s’imposent à notre Église, à notre société dans cette période. Elle poursuit ainsi :

« Que la responsabilité, la solidarité et l’entraide prennent le pas sur les comportements insouciants et égoïstes ».

La fraternité active avec les plus fragiles ainsi que l’entraide avec les précaires et les familles fragilisées par la crise (particulièrement les familles monoparentales) peuvent se concrétiser autrement que par des visites. Nous sommes face à un défi et notre foi en Jésus-Christ nous porte pour trouver ensemble des réponses de solidarité, d’entraide fraternelle.

Ne sommes-nous pas dans une société hyper-connectée ? Mettons ces outils au service de celles et ceux qui vivent difficilement le confinement ; au service de temps de prières si précieux en ces jours assombris.  

Que l’amour de notre Seigneur apporte à chacun et chacune d’entre vous réconfort et confiance dans les jours à venir.

Michèle Tardivel

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