Signe de Noël

Déjà les décorations de Noël commencent à être installées dans les rues et les rayons de jouets le sont dans les magasins. L’impatience va croître jusqu’au 25 décembre, les illuminations et les calendriers de l’Avent vont la nourrir. Les souvenirs affluent des Noëls passés, avec parfois un peu de nostalgie.

Avec l’effervescence qui court les rues et anime les maisons, avec tout ce qui est mis en place et organisé autour de Noël et en attendant Noël, avec les sapins, les guirlandes, et tout ce qui signale que la fête est proche et auquel nul ne peut échapper, qu’est-ce qui est véritablement signe de Noël ?

Dans l’évangile de Luc, le signe indiqué aux bergers n’est ni brillant, ni coloré, ni imposant: « Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Un petit signe, humble, modeste, qui passerait inaperçu si les anges eux-mêmes ne l’avaient indiqué.

Quoi de plus ordinaire qu’un nouveau-né ? Il en naît tous les jours, tous démunis, tous en attente de soins, tous plein d’avenir. Tous fragiles comme un tressaillement, une étincelle, un souffle, un germe, et pourtant dons et promesses de vie, capables de transformer le monde pour ceux qui les accueillent. Un nouveau-né comme signe de Noël : de quelle merveilleuse confiance sommes-nous donc bénéficiaires pour que l’avenir soit déposé dans nos mains, dans nos vies !

Quoi de plus normal qu’un nouveau-né emmailloté ? Ils ont tous besoin d’attentions, de sollicitudes, de protection et d’amour. Veiller sur la vie, veiller sur la foi qui ouvre la vie nouvelle, veiller soi-même et veiller avec d’autres, dans une entraide qui réchauffe, soigne et nourrit. Prière, méditation de la Bible, écoute d’autrui et main tendue, il ne manque pas de moyens pour aider à grandir ce qui est déposé au sein de nos vies. Un nouveau-né emmailloté comme signe de Noël : c’est qu’il n’en est pas un, pas un humain qui ne soit espéré par le Dieu de Jésus-Christ.

Un nouveau-né couché dans une mangeoire, c’est déjà moins banal ! Le nouveau-né de Noël est offert comme nourriture pour qu’il se déploie en nous comme la nourriture participe à notre croissance, à notre énergie, à nos forces et à notre présence au monde. Vie donnée à laquelle on ne retire rien quand elle devient nôtre, au contraire, c’est ainsi que nous sommes fidèles à ce qu’est Noël. Un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire : signe de Noël à indiquer, à offrir, à partager, et qui fait de nous à la fois des bergers et des anges !

Dominique Hernandez

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